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Who êtes vous ?
En 1982, à l’issue d’une décennie qui avait vu naître de nouvelles interrogations concernant les liens entre les sciences et les citoyens, le département de la Seine-Saint-Denis décide de soutenir sur son territoire la création de F93, l’un des premiers centres de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI). 
Depuis près de trente ans, F93 s’efforce de nourrir une conception originale de l’articulation entre culture, sciences et techniques, en faisant notamment du chercheur et de tout ce qui le passionne, l’un des principaux motifs de ses projets. Cette démarche sans exclusive, qui trouve son point de départ dans une vision réaliste de la manière dont sciences et techniques sont intégrées à notre société, s’intéresse tout autant aux savoirs qu’aux fonctionnements quotidiens des centres de recherche ou qu’aux situations de controverses. Pour F93, le bien fondé de cette approche, dans laquelle la recherche au sens large est appréhendée dans ce qu’elle a de plus foisonnant, se justifie au regard des nombreuses opportunités qu’elle permet en matière de passerelles avec le grand public.
Si le fait d’être dépourvu d’un lieu pouvant proposer des activités au public, constitue, aujourd’hui encore, une forme d’originalité pour un centre culturel - F93 ne possède en effet que des bureaux pour ses personnels permanents - la reconnaissance de ses activités par les acteurs de la culture, des sciences et de l’éducation, tient davantage à la manière qu’a F93 de s’imposer chaque saison un manque total de discipline, un style absolument impossible et une totale liberté de pensée.

Depuis 2008, l’ensemble des activités de F93 bénéficie du label national « Science et Culture, Innovation » décerné par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. F93 est partenaire du Conseil général de la Seine-Saint-Denis et soutenu financièrement par la Délégation régionale d’Ile-de-France à la Recherche et à la Technologie.


Actuellement, F93 est dirigé par Marc Boissonnade et présidé par Daniel Véron.


Téléchargez le rapport d'activité 2015

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Pour contactez l’équipe de F93 (demande d'informations et rendez-vous): cliquez ici

F93
70 rue Douy Delcupe - 93100 Montreuil
Tél: 01 49 88 66 33 / Fax: 01 49 88 66 55

Photographies ci-contre : Pierre Antoine. "Ah humanity !", film réalisé par Verena Paravel, Lucien Castaing-Taylor et Ernst Karel (dans le cadre du projet collectif "Call it anything"). Nuit Blanche 2015 (Archives nationales, Paris). une production originale de F93.

Call it anything
CALL IT ANYTHING
Nous mesurons à quel point il est devenu difficile d'imaginer ce dont, pourtant, nous sommes informés.

La catastrophe de Fukushima, également désignée comme l'accident nucléaire de Fukushima, a eu lieu le 11 mars 2011. L’importance de cet événement, aussi considérable qu’il apparaît, serait comparable à bien d’autres s’il n’était pas en train de susciter autant d’interprétations scientifiques, politiques et artistiques dans tous les pays du monde. Les échos de la catastrophe semblent agir comme autant d’éléments dispersés et produisant là où ils tombent des projets nouveaux, profondément influencés par la mentalité et le climat du pays. On a vu ainsi et on continue de voir des livres, des films de fictions, des documentaires, des expositions, etc. On dirait que chacun éprouve le besoin de se raconter, de se reconnaître et ainsi de se mieux connaître à travers Fukushima. La catastrophe pourrait vite cesser d’être un événement de notre époque pour devenir une sorte de personnage fondateur.
Nous n’avons pas échappé à cette lecture de Fukushima. En effet, quelque temps après la catastrophe, l’anthropologue Sophie Houdart (chercheuse au Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative de l’université Paris Ouest Nanterre), avec laquelle F93 collaborait, a fait part de son désir d’initier une longue recherche sur le sujet. F93 lui a proposé de s’associer et plus tard, courant 2012, l’idée est née de réunir une équipe de contributeurs pour créer une série d’expositions.

Actuellement, on trouve aux côtés de Sophie Houdart et de F93Véréna ParavelLucien Castaing-Taylor et Ernst Karel (cinéastes et compositeur au sein du Sensory Ethnography Lab de Harvard), Alexandre Schubnel (sismologue, Laboratoire de géologie de l’Ecole normale supérieure de Paris), Catharina van Eetvelde et Stéphane Sautour (tous deux artistes plasticiens). S’il nous faut aujourd’hui considérer le travail qui s’effectue au sein de ce groupe, faisons-le notamment à travers la question de la distance entre ses membres. En mouvement, ce collectif de contributeurs est à la fois un univers de face–à-face et d’interaction, mais aussi un univers où tout se passe à distance. Depuis un an et demi qu’il collabore, le groupe offre des situations dans lesquelles tout se lie et se relie. Certaines des pistes développées par l’anthropologue sont reprises et se retrouvent dans des propositions du sismologue et des plasticiens, dans ce cas, la distance est plutôt résorbée, il y a volonté manifeste de se connaître, de se rencontrer et de se parler. A l’inverse, apparaissent des situations dans lesquelles les approches individuelles sont très séparées, où force est de constater que la recherche des uns est à l’écart de celle des autres. A ce moment-là, la distance joue un rôle considérable dans les opérations dont dépend le collectif. En tout état de cause, depuis qu’il est au travail, ce collectif s’exprime plus que jamais à partir des relations de continuité et de discontinuité, d’identité et de différence, de ressemblance et de dissimilitudes que les membres établissent partout entre eux. 
Pour toutes ces raisons, le collectif a souhaité s'appeler "Call it anything".

Téléchargez le livret accompagnant l'exposition Whether Weather au studio Lidewij Edelkoort


Samedi 3 octobre 2015, "Ah humanity !", le film réalisé par Véréna Paravel, Lucien Castaing-Taylor et Ernst Karel dans le cadre de "Call it anything", sera projeté à la fois à New York (New York film festival) et dans la cours des Archives Nationales (Nuit Blanche, Paris).

Images ci-contre : Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor, Stéphane Sautour et Catharina van Eetvelde, Jean-Baptiste Béranger.
Une production F93
Mirages
 De juin 2015 à Mars 2016, MIRAGES est exposée à la Cité du design de Saint-Etienne.

« Sur la matière, les matériaux et leurs rapports avec notre société, F93 savait certaines choses, ne fût-ce que par l’expérience de projets antérieurs ou par la lecture de quelques ouvrages. Mais ces questions n’avaient pas trouvé leur expression courante, ou n’étaient pas passées à l’état d’intérêts réels. Depuis longtemps, une certaine conception de la matière nous montrait un homme de génie, consacrant toute sa puissance à la maîtrise du matériau. Le matériau y était conçu d’une manière toute abstraite comme le produit de l’effort et des opérations de l’homme pour le plier à ses désirs. Dans le livre de Bensaude-Vincent, on assiste à un renversement salutaire, l’intérêt passe aussi du côté des matériaux. Pour la philosophe, ils ne sont pas moins extraordinaires que l’ingénieur qui les travaille, d’où la possibilité d’une réflexion à deux voix : l’une est tenue par l’homme et l’autre par le matériau (…)
Comment entrer dans cette exposition ? Disons qu’elle a des entrées multiples dont on ne sait pas bien les règles d’usage et de distribution. On entrera donc par n’importe quel bout, aucun ne valant mieux que l’autre, aucune entrée n’ayant de privilège. On cherchera seulement avec quels autres points se connecte celui par lequel on entre ou par quels trajets on passe pour connecter deux points. Ce principe à entrées multiples rappelle que l’exposition n’invite pas seulement à l’interprétation mais aussi à l’expérimentation ».


MIRAGES rassemble les contributions originales de :
Florence Doléac, Bruno Peinado, Frédéric Pradeau , Didier Faustino, Vincent Kohler, Block architectes, Eric Jourdan, Stephane Sautour, Atelier van Lieshout, Pierre-Laurent Cassière, Nicolas Moulin et Pierre Charpin.


Photographies ci-contre : Pierre Antoine
la culture et l'art au collège
Avant-propos
Depuis 2009, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis développe un plan départemental intitulé « La Culture et l’Art au Collège/CAC ». Cette démarche repose en grande partie sur la présence, en classe et pendant plusieurs semaines, d’un artiste ou d’un scientifique ayant pour mission d’engager les élèves dans un processus de recherche et de création. En coordonnant 50 à 60 projets chaque saison, F93 est l’un des partenaires privilégiés de cette initiative.

Saison 2015 / 2016
Il est probable
Comment s’y prend-on pour analyser ce qui semble aléatoire ? Aidés d’un mathématicien, les élèves vont découvrir comment lire leur quotidien à partir d’outils inventés par les statistiques.

Univers 3D
A quoi ressemblent le Big Bang, un trou noir, un pulsar ? Grâce aux différents récits qui décrivent actuellement de tels objets, élèves et astrophysiciens tenteront de les représenter à l’aide d’imprimantes 3D.

Les météores
Encadrés par un météorologue, les élèves devront mettre au point un protocole d’observation, le tester localement durant plusieurs mois et tenter, en fin d’année, de prédire le temps sur une semaine.

Sous la surface
En son temps, un célèbre poète déclara : le plus profond, c’est la peau. Et si c’était également vrai pour comprendre notre planète ? Les classes vont mener une série d’expériences, d’observations et d’analyses afin de faire un portrait de notre sol.

Pantone Food
En apprenant à isoler les couleurs présentes dans la nature, à charge pour les classes et leur chercheur associé de proposer une série d’aliments salés et sucrés inspirés du nuancier Pantone.

En plein air
Sans aller très loin, il est possible de ramasser, d’observer, parfois de consommer nombre de fleurs, de feuilles, d’écorces et de champignons. Autant d’activités qui mèneront les élèves aux portes de la classification, de la pharmacologie ou de l’agriculture.

Radio collectivités
L’avenir des différentes collectivités territoriales serait-il en passe d’être réglé ? C’est en tout cas ce que laissent supposer les différentes réformes en cours. Voici une enquête radiophonique permettant d’aller à la rencontre de tout ce qui assure le fonctionnement de nos administrations.

Commissaire d’art
Le verbe « exposer » exerce une emprise déterminante sur les pratiques qui ont un rapport avec ce qui a pour nom « Art ». Cette initiative se propose de mettre l’élève en prise réelle avec cette constante de la relation entre œuvres et public.

Les ados pour les nuls
Voici une démarche qui s’inscrit dans le droit fil des ouvrages pour les « nuls », autrement dit qui s’adresse à tous ceux qui se sentent peu expérimentés, démunis ou désorientés par la question des adolescents.

Bioéthique
Elèves et philosophes sont invités à s’aventurer et à débattre de manière à la fois patiente et volontaire du don d’organe, de la procréation assistée ou de l’intervention sur le corps humain.

Livre autrement
Pour cette initiative, le livre est approché de deux manières : quand le multimédia enrichit la lecture et parfois le sens d’un texte et quand un texte imprimé devient un véritable objet d’art et de lecture.

Les microscopiques
A l’aide d’un microscope, une goutte d’eau, notre peau ou bien la croûte d’un fromage, c’est très peuplé, finalement. Ce sont des dizaines voire des centaines « d’individus » à qui manque un observateur attentif pour en raconter la vie.

La nuit
En faisant du jour le principal moment de l’activité quotidienne, la nuit semble à l’inverse synonyme de silence, de tranquillité et d’obscurité : voici un moment où l’on peut ne pas être reconnu. Est-ce si vrai ?

La main à la terre
Si la céramique peut témoigner d’une histoire très longue et très riche, elle le doit en partie à une forme d’économie dans ses pratiques et ses techniques. Cette démarche propose aux élèves de rejouer les temps forts de cet artisanat.

Paysage
Il existe au sein de la communauté des graphistes, une poignée de créatifs qui n’aiment rien de moins que de confier leur projet à l’ordinateur. Dans leur cas, ce dernier n’est plus un outil mais une machine avec laquelle ils passent un véritable contrat.






Cette page accueille une sélection d'images issues de "Gulu Real Art Studio" de la photographe Martina Bacigalupo, 2011/2013, Camilla Grimaldi Gallery. A la demande de F93, Martina développe actuellement un nouveau projet photographique qu'elle a décidé de situer en Namibie.
Projets terminés et disponibles à la location
SEGAMI
«Voir avec d’autres»

SEGAMI est une exposition itinérante proposée à la location. Elle met les visiteurs aux prises avec l’un des artifices les plus universels et les plus anciens de la représentation : le miroir.
Pour le public de SEGAMI, cette relation au miroir et à ce qu’il met en jeu est à entendre avant tout comme un rendez-vous : celui où va se construire non seulement un regard mais aussi une parole qui donne à chacun la liberté de son discernement. Dans l’esprit de F93, il revient en effet à SEGAMI de produire des images tout en construisant la place de celui qui les voit. En ce sens, les différentes propositions de miroirs constituent pour les participants les lieux de l’apparition de l’image et le lieu de différentes fictions.

Pour information, téléchargez le dossier de présentation de SEGAMI

SEGAMI est une production F93 (2013)
Conception : Elodie Descoubes, Stéphane Sautour, F93
Design : Elodie Descoubes

Visuel de l'exposition : One more studio
Photographies ci-contre : Antoine Dumont
Vidéo de l'installation : Guilhem Moreau
Propagation de la monotonie 

Un vaste équipement scientifique, le Grand Collisionneur de Hadrons, plus communément appelé «LHC », laisse entendre qu’il va percer les ultimes secrets du cosmos. Un centre de culture scientifique dit qu’il restitue la diversité des relations qui passent entre les sciences et le public. Une expérience lutte pour entrer dans un récit. Est-ce une exposition ? Si oui, « Propagation de la monotonie » ressemble bien peu aux modèles du genre. Un modèle selon lequel les sciences élaborent des connaissances que des communicants diffusent au moyen de supports ensuite adoptés ou rejetés par le public (...) 

Pour en savoir plus, téléchargez le journal de "Propagation de la monotonie"

Une production F93 (2012)
Ci-contre, photographies de l'installation "Propagation de la monotonie" : Antoine Dumont
Visuel de l'exposition : One more studio
Vidéo : Guilhem Moreau


VOSTOK

Fruit d’une collaboration entre un astrophysicien (Jean-Philippe Uzan), un musicien (Eddie Ladoire) et des plasticiens (Atelier Van Lieshout), ce projet emprunte son titre à « Vostok 1 », une capsule qui permit à Youri Gagarine, en avril 1961, de devenir le premier homme dans l’espace.
VOSTOK est une installation plastique et sonore consacrée à l’univers. Elle veut donner à entendre certains des objets de recherche qui passionnent les astrophysiciens.

Après avoir rejoint les collections du Centre national des arts plastiques (CNAP), Vostok a été exposée durant Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013 à la Tour-Panorama de la Friche la Belle de Mai, dans le cadre de l'exposition "The Butcher" consacrée à l'Atelier Van Lieshout.

Pour plus d'information: dossier de présentation

Photographies : Sébastien Agnetti / Nuit Blanche (Paris 2011)