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93
Pr├ęsentationfr|en

F93 est un centre culturel. A travers des initiatives où tout se joue chaque fois au milieu, dans la réussite d’un passage visant à restituer la diversité des liens par lesquels passe la relation entre le monde de la recherche et notre société, F93 s’est donné pour mission d’établir des passerelles entre le grand public, les sciences et les innovations techniques et industrielles.
Tous les projets de F93 consistent chaque fois à établir des propositions qui partent d’un point de vue original, et de savoir que ce point de vue est toujours local, qu’il ne peut en aucun cas s’étendre et s’appliquer à tout. Dès lors, l’un des problèmes pour F93, c’est de lutter contre ce qui pourrait devenir une sorte de dogmatisme, un genre de routine. Pour tenter d’échapper à cela, F93 s’impose chaque saison un manque total de discipline, un style absolument impossible et une totale liberté de pensée.

Depuis 2008, l’ensemble des activités de F93 bénéficie du label national « Science et Culture, Innovation » décerné par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. F93 est partenaire du Conseil général de la Seine-Saint-Denis et soutenu financièrement par la Délégation régionale d’Ile-de-France à la Recherche et à la Technologie et par le Conseil régional d’Ile-de-France. F93 est membre de l’association nationale des musées et centres pour le développement de la culture scientifique, technique et industrielle (AMCSTI) ainsi que de l'organisation internationale des musées et des professionnels de musée (ICOM).

Actuellement, F93 est dirigé par Marc Boissonnade et présidé par Daniel Véron.


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F93
70 rue Douy Delcupe - 93100 Montreuil
Tél: 01 49 88 66 33 / Fax: 01 49 88 66 55

Photographies ci-contre : Sébastien Agnetti

Projets en cours
Là où c'était plusieurs

Conçu par Marie Curie, l’Institut Curie est aujourd’hui une fondation qui rassemble près de 3 000 chercheurs, médecins et soignants, tous mobilisés pour lutter contre le cancer. Parmi toutes ses équipes, deux d’entre elles, l’une dirigée par Matthieu Piel, active dans le domaine de la biologie cellulaire, et l’autre dirigée par Claire Hivroz, spécialisée dans le système immunitaire, ont accepté d’accueillir un « Observatoire documentaire ». Imaginé par le cinéaste Philippe Troyon, un « Observatoire documentaire » est pour ainsi dire un temps suspendu pendant lequel les personnels d’un même endroit décident non seulement de se filmer au travail, mais aussi de « voir ensemble » ce qu’ils ont filmé de leur travail.
Durant les deux années prévues pour cet observatoire, il ne s’agit pas de transformer les deux équipes de recherche en réalisateurs professionnels; pour Philippe Troyon, il s’agit de fabriquer avec elles des séquences d’images et de sons qui deviendront les traces et les éléments d’un film. Ce qui compte dans cette démarche, c’est d’être plongé au cœur du langage cinématographique, avec ses espaces, réels ou imaginaires, avec ses durées, ses hors-champs et ses mots. Cela passera par une production d’écrits et d’échantillons de films, organisés ou désorganisés, mais qui auront comme point commun un certain regard collectif sur le travail de la recherche. Ainsi, tout ce qui va être filmé et tout ce qui peut l’être, ce qui, au fur et à mesure va devenir commun au cinéaste et aux personnels des deux laboratoires, va alimenter l’une des questions qui passionne F93 : « la visibilité » des sciences. Et que va-t-il se passer, si ce n’est que le cinéma et la science espèrent partager un plan.

Images ci-contre : Philippe Troyon
Visuel du projet : One more studio
Une production F93/2013


CALL IT ANYTHING

La catastrophe de Fukushima, également désignée comme l'accident nucléaire de Fukushima, a eu lieu le 11 mars 2011. Peu de temps après, l’anthropologue Sophie Houdart, avec laquelle F93 collaborait, a fait part de son désir d’initier une longue recherche sur le sujet. F93 lui a proposé de s’associer. Aujourd’hui, on peut dire de cette une initiative qu’elle se fabrique petit à petit. En ce sens, elle est fragile par définition. Elle l’est d’autant plus à nos yeux qu’elle est sans arrêt confrontée à un « Fukushima » dont l’un des modes d’existence est d’être constamment affecté par le changement. Dans ce contexte, notre démarche est à entendre comme un espace d’inscription et de mouvement dans lequel différentes réalisations vont tenter, simultanément, de montrer des réalités mais aussi de constituer des exemples qui chaque fois en perturbent les contours et les mettent à l’épreuve. Comment, par exemple, se négocie la frontière entre la catastrophe de Fukushima et le monde ordinaire, et comment l’essentiel d’un projet peut-il porter sur le déplacement de cette frontière ?

Pour donner vie à tout cela, un collectif s’est formé depuis plusieurs mois. Outre Sophie Houdart (anthropologue), il comprend Lucien Castaing-TaylorVéréna Paravel et Ernst Karel (cinéastes et compositeur), Alexandre Schubnel (sismologue), Stéphane Sautour et Catharina van Eetvelde (artistes plasticiens). Si on devait décrire brièvement ce collectif on pourrait dire qu’il s’agit d’individus séparés qui cherchent à grand peine à faire du commun autour de Fukushima. On pourrait même ajouter, des individus qui ont toutes les peines du monde à établir un sens commun, à surmonter une séparation, de faire que du commun existe, que du commun se tienne, tant soit peu, entre chacun d’eux et Fukushima.

Les images ci-contre sont issues des recherches en cours de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor, et de Stéphane Sautour et Catharina van Eetvelde
Une production F93/2014


Expositions et supports disponibles
Mirages

Mirages n’a pas inventé ce qui lui sert de fil rouge, à savoir le thème des matériaux. L’exposition le doit à la philosophe Bernadette Bensaude-Vincent, dont les citations, utilisées comme des amies, ont aidé à construire le projet. Depuis, Mirages entretient avec le travail de cette chercheuse une relation que l’on pourrait qualifier d’incertitude. L’exposition est un échantillon-hypothèse, une idée-cobaye, la partie « fiction » d’une « science » qui l’héberge. Cette fiction nous apprend-elle quelque chose sur la réalité ? Difficile de répondre à cette question, ceci étant, plus qu’un propos jouant les « arts et les sciences », Mirages se veut davantage un discours sur l’inattention dont on fait preuve vis-à-vis des matériaux. Force est de constater, en effet, que parlant d’eux et plus particulièrement du « fait matériau », on a souvent cette mauvaise habitude de commencer par les décrire comme des machines abstraites, des procédés savants et de laisser de côté leurs façons de nous regarder, de nous approcher et, qui sait, de nous aimer.

Mirages rassemble les contributions originales de :
Florence Doléac, Bruno Peinado, Frédéric Pradeau , Didier Faustino, Vincent Kohler, Block architectes, Eric Jourdan, Stephane Sautour, Atelier van Lieshout, Pierre-Laurent Cassière, Nicolas Moulin et Pierre Charpin.

Création visuelle : Geoffrey Cottenceau et Romain Roussel/ One more studio
Photographies ci-contre : Antoine Dumont

SEGAMI
«Voir avec d’autres»

SEGAMI est une exposition itinérante proposée à la location. Elle met les visiteurs aux prises avec l’un des artifices les plus universels et les plus anciens de la représentation : le miroir.
Pour le public de SEGAMI, cette relation au miroir et à ce qu’il met en jeu est à entendre avant tout comme un rendez-vous : celui où va se construire non seulement un regard mais aussi une parole qui donne à chacun la liberté de son discernement. Dans l’esprit de F93, il revient en effet à SEGAMI de produire des images tout en construisant la place de celui qui les voit. En ce sens, les différentes propositions de miroirs constituent pour les participants les lieux de l’apparition de l’image et le lieu de différentes fictions.

Pour information, téléchargez le dossier de présentation de SEGAMI

SEGAMI est une production F93 (2013)
Conception : Elodie Descoubes, Stéphane Sautour, F93
Design : Elodie Descoubes

Visuel de l'exposition : One more studio
Photographies ci-contre : Antoine Dumont
Vidéo de l'installation : Guilhem Moreau
Propagation de la monotonie 

Un vaste équipement scientifique, le Grand Collisionneur de Hadrons, plus communément appelé «LHC », laisse entendre qu’il va percer les ultimes secrets du cosmos. Un centre de culture scientifique dit qu’il restitue la diversité des relations qui passent entre les sciences et le public. Une expérience lutte pour entrer dans un récit. Est-ce une exposition ? Si oui, « Propagation de la monotonie » ressemble bien peu aux modèles du genre. Un modèle selon lequel les sciences élaborent des connaissances que des communicants diffusent au moyen de supports ensuite adoptés ou rejetés par le public (...) 

Pour en savoir plus, téléchargez le journal de "Propagation de la monotonie"

Une production F93 (2012)
Ci-contre, photographies de l'installation "Propagation de la monotonie" : Antoine Dumont
Visuel de l'exposition : One more studio
Vidéo : Guilhem Moreau


VOSTOK

Fruit d’une collaboration entre un astrophysicien (Jean-Philippe Uzan), un musicien (Eddie Ladoire) et des plasticiens (Atelier Van Lieshout), ce projet emprunte son titre à « Vostok 1 », une capsule qui permit à Youri Gagarine, en avril 1961, de devenir le premier homme dans l’espace.
VOSTOK est une installation plastique et sonore consacrée à l’univers. Elle veut donner à entendre certains des objets de recherche qui passionnent les astrophysiciens.

Après avoir rejoint les collections du Centre national des arts plastiques (CNAP), Vostok est maintenant exposée durant Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013 à la Tour-Panorama de la Friche la Belle de Mai, dans le cadre de l'exposition "The Butcher" consacrée à l'Atelier Van Lieshout.

Pour plus d'information: dossier de présentation

Photographies : Sébastien Agnetti / Nuit Blanche (Paris 2011)
la culture et l'art au coll├Ęge
Avant-propos
Depuis 2009, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis développe un plan départemental intitulé « La Culture et l’Art au Collège/CAC ». Cette démarche repose en grande partie sur la présence, en classe et pendant plusieurs semaines, d’un artiste ou d’un scientifique ayant pour mission d’engager les élèves dans un processus de recherche et de création. En coordonnant 50 à 60 projets chaque saison, F93 est l’un des partenaires privilégiés de cette initiative.

Saison 2013 / 2014
« L’infini à toute vitesse »
Aidés d’une anthropologue afin de bâtir une enquête exceptionnelle sur le site même de Genève, les élèves sont invités à observer comment le LHC essaie de percer les mystères de l’Univers.

« Chercheurs d’arômes »
A travers l’élaboration d’un véritable parfum, voici une démarche qui plonge les classes au sein des différents procédés permettant de créer des odeurs, senteurs et autres essences. 

« Calculs sonores »
A partir d’opérations mathématiques connues ou inconnues des élèves, « Calculs sonores » entend fabriquer un étonnant recueil de données en vue d’une composition sonore et musicale.

« L’Age de la terre »
Grâce à l’observation d’un paysage remarquable dans le Cotentin, un site que les classes auront « à faire parler », s’organise ici une rencontre avec l’histoire de la terre. 

« À l’écoute du sacré »
Les classes sont invitées à décrypter comment, en imaginant des rites, des pratiques et des doctrines, l’humanité a développé de très nombreuses traditions religieuses.

« Punir ? »
A jamais controversé, le problème de savoir pourquoi et comment il faut punir doit pourtant trouver une réponse auprès des classes participantes. 

« Courts voyages au pays des métiers »
Une démarche qui croise à la fois un projet d’analyse concernant le travail et, d’autre part, un cycle de rencontres entre des classes et des salariés de différents secteurs.

« Paysage féminin »
La question des femmes dans notre société est à ce point d’actualité que des géographes s’en sont saisies. Aux élèves de s’initier aux outils imaginés par la « Géographie du genre ». 

« Are you moderne ? »
En partenariat avec le Centre Pompidou, voici une démarche pour revivre la modernité en art, d’une part pour en saisir la portée, mais aussi pour vérifier la force des oeuvres qui s’y rattachent.

« Paroles et musiques »
Il est ici question de s’installer comme rarement au milieu de la musique. Selon un dispositif d’écoute, voici une expérience parmi les paroles, les mélodies et les arrangements.

« Rêves numériques »
Si l’humain n’a jamais cessé de rêver, ce n’est que très récemment qu’il s’est donné les moyens de les interpréter. En les fixant sur de la vidéo, les élèves sauront-ils expliquer les leurs ?

« Suspendu »
A la lettre, voici une démarche dans laquelle il faut projeter l’architecture, qu’elle soit abri, ville ou maison, dans la situation d’être suspendue. 

« A l’usage »
En recourant au détournement, au déplacement ou à l’adaptation, les classes doivent concevoir de nouvelles fonctionnalités à une série d’objets déjà existants.

« Les mots et les choses »
Non sans provocation, certains graphistes inventent de véritables dictionnaires sans recourir aux mots. Les élèves sauront-ils les suivre dans cette voie ?

« La vie de laboratoire »
D’un côté, un laboratoire et ses recherches en cours. De l’autre, des élèves mobilisés pour raconter son quotidien grâce à un formidable instrument d’observation : la bande dessinée.

Cette page accueille "Excerpt", une création de Catharina van Eetvelde pour F93 / 2013

QSEC

Avant-propos
Soutenue financièrement par le Conseil régional d’Ile-de-France et la Délégation régionale à la Recherche et à la Technologie, et développée par un ensemble de huit structures de culture scientifique franciliennes, « Questions de Sciences, Enjeux Citoyens » (QSEC) a pour objectif principal de montrer comment les sciences et les techniques s’installent au milieu de notre société. Pour cela, chaque année, QSEC rassemble autour d’un thème unique plusieurs dizaines de groupes d’adultes et d’adolescents, ainsi que de très nombreux experts et scientifiques. Pendant plusieurs mois, il est offert aux participants la possibilité de dialoguer ensemble de façon approfondie et enrichissante grâce à un programme comportant de la recherche d’informations, des rencontres, des visites, ainsi qu’un grand débat final. En 2010, la démarche QSEC s’est donnée pour thème « la bioéthique », en 2011 « l’alimentation », et en 2012 « l’argent ».

Pour en savoir plus sur  QSECwww.qsec.fr

Saison 2013-2014 : « L’eau »
La fluidité de l’eau, sa transparence et sa faible saveur immédiate nous ont longtemps laissé croire qu’elle était une ressource parmi d’autres. Il a fallu attendre que ses qualités ou sa rareté soient altérées pour qu’on mesure enfin son importance. Dès lors, s’il est un domaine où le débat ne doit pas cesser, c’est bien celui de l’eau, ne serait-ce que pour tenter d’identifier et de rassembler la chaine des acteurs qui, très souvent, composent le moindre problème : production d’eau potable, marché de l’eau, agriculture, consommation, inondations, etc. Pour cette nouvelle saison de QSEC, le thème de l’eau pourrait ainsi s’avérer un milieu privilégié. Il est en effet celui qui devrait permettre d’expérimenter ce qui est véritablement nécessaire pour que se nouent des rapports différents entre des citoyens, des élus et des chercheurs, tous bien décidés à réfléchir ensemble sur des problèmes qui les surpassent. En cela, nous espérons que l’ensemble des initiatives qui va nourrir QSEC durant plusieurs mois sera l’occasion de transmettre et d’échanger de très nombreux et très précieux savoirs faire concernant l’eau, ce bien commun.