Ils se prennent tous pour leur origine

Marc Boissonnade

 

L’objet de ce texte est indécis. Ce qui s’ébauche, des remarques et des pensées formées à l’endroit des planétariums, semble s’inventer de lui-même, aucun point ne fait l’objet d’un traitement approfondi. Ici, pas d’esprit de réforme ; juste une présence innocente pour voir s’il est encore possible, dans la soudaineté d’une envie, de pouvoir frayer avec le premier ciel venu, réel ou simulé. C’est le milieu du projet qui risque de s’écrire en premier et autour de ce milieu, on essaiera de trouver des avants et des après. Car il faudra bien des commencements et des fins, on ne pourra pas laisser les choses entièrement menées par le hasard.

 

Il ne s’agit pas d’inventer une nouvelle version de planétarium ou de concevoir un planétarium de plus. A l’idée d’ajouter on préfère celle d’enlever ou de soustraire. Quoi ? On ne sait pas encore, si bien qu’il vaudrait mieux parler, en l’état actuel, d’un planétarium de moins. Notre attitude est celle de personnes « non astronomes » ; entendons par-là, des personnes qui n’ont pas encore rencontré la question de l’astronomie pour elles-mêmes mais qui sont néanmoins désireuses de faire de cette situation d’outsider le vecteur d’un trajet. Si nous y arrivons, un tel trajet pourrait peut-être rendre sensible voire perceptible et pensable ce qui aurait pu être oublié ou laissé en friche dans l’idée de planétarium. Dans ce cadre, on se sent comme soutenu par une intuition, de celles qui cherchent les moyens d’un « Et si ? ». Et si, par exemple, un planétarium avait à voir avec une performance ? Notamment pour contourner certains « moments-charnières », ces instants un peu superflus qui, souvent, servent à connecter les différentes séquences d’un récit pour donner à l’ensemble cette sensation de « naturel », cette illusion de réalité. En lieu et place de cela, portée par des voix et des gestes, une présence effective qui tente de s’organiser sans connaître le contenu « réel » de l’astronomie et qui s’efforce de mettre ensemble ce qui, jusque-là, était donné pour unifié : nous, le ciel, la lune, le temps, les planètes, les étoiles, les galaxies et nébuleuses. Ici, rien ne sera jamais immédiat, ni direct ; ce sera toujours par le biais de ceux que l’on rencontre - des gens comme des étoiles - que s’amorceront de nouvelles configurations.

Dans une performance, tout se forme lentement, fortuitement, au gré de situations créées par les participants. C’est un peu comme des éléments délavés qu’il s’agirait de reconstituer à travers une série de circonstances. Cela signifie que l’on ne « performe » pas pour se faire expliquer le ciel, les étoiles ou les planètes ; on est là pour enrichir ces « objets », les investir de sens, notamment en multipliant les situations capables de produire de telles significations. La performance procure une durée collective qui rassure et en même temps essentiellement influencée par ses propres occupants : c’est un moment de proximité mais qui s’alimente du partage imprévisible des relations qui s’y déroulent. Cette dimension est d’ailleurs renforcée par le fait que ni les participants ni le ciel, avec ses astres et ses étoiles, n’ont à proprement parler d’identités fixes et déterminées. Les premiers sont sans cesse mis à la question par les « peut-être » ambigus qu’ils obtiennent des seconds. Dans ce schéma, les participants progresseront d’autant mieux qu’ils apprendront à distinguer les verbes « proposer » et « disposer » : que nous propose-t-on ? Sommes-nous disposés à en tenir compte ? Qu’avons-nous à proposer et de quoi disposons-nous pour le faire ? Selon nous, cette distinction sera à l’origine de toute une série d’effets ;  pourront ainsi surgir des phénomènes de compréhension, d’émotion, de discordance ou au contraire d’incorporation, et tout cela, sans forcément l’appui d’un élément prédominant : ni du côté d’un « personnage central », caché sous les traits du performeur/observateur ; ni du côté d’un « décor », constitué par le ciel, ses astres et ses planètes.

N’être exécuté qu’une fois ou réitéré, s’appuyer ou non sur un scénario, être improvisé ou bien avoir fait l’objet de longues répétitions, etc. La substance même de ce planétarium a de quoi surprendre au regard de l’énoncé sommaire de ses possibles déroulements et de l’apparente contradiction qu’il semble déjà abriter : recourir à un procédé aussi libre que la performance pour tenter d’établir une démarche un tant soit peu stabilisée. Mais à ce stade, peu importe, car l’intérêt d’une performance ne réside pas dans la pertinence et la définition précise des éléments qui pourraient, au final, constituer ses situations. Il est davantage espéré, par le jeu de branchements, de parallélismes et d’interférences qu’il s’agira d’instaurer, de lier différemment cette histoire d’amateur et d’astronomie.

 

Photo: PIERRE ANTOINE

Ils se prennent tous pour leur origine

Propagation de la monotonie

Exposition
2 - 27 octobre 2017

 

Yann Fabès, Directeur de l'École Nationale Supérieure de Création Industrielle - Les ateliers (ENSCI), et Daniel Véron, président de F93, ont le plaisir de vous convier à l'exposition Propagation de la monotonie. Une démarche conçue par F93 pour mettre en récit un vaste équipement scientifique : le grand collisionneur de hadrons (LHC). Avec les contributions de Sophie Houdart, Simon Goubert, Grégoire Eloy, Stéphane Sautour, Eric Jourdan et Gaël Hugo. 

 

à « La Galerie des Ateliers » de l'ENSCI - 48 rue Saint Sabin, 75011 Paris. Ouvert tous les jours de 10h à 18h.

Photos: PIERRE ANTOINE, SEBASTIEN AGNETTI

Exposition ensci
Exposition ensci
Exposition ensci
Exposition ensci
Exposition ensci

Les contemplations

Marc Boissonnade

 

Patricia Falguières, historienne de l’art, et Marc Boissonnade, directeur du centre de culture scientifique F93 collaborent actuellement à une démarche consacrée à la triple catastrophe de Fukushima (Japon). En marge de cette expérience, qui place en relation la culture des arts et celle des sciences, ils ont souhaité initier une réflexion prenant pour prétexte deux anniversaires : les 40 ans du Centre Pompidou, célébrés en 2017, et les 30 ans de la Cité des sciences fêtés, quant à eux, en 2016. Pour démarrer, l’idée leur est venue d’un séminaire à l’EHESS, essentiellement nourri d’invités qui se sont portés, ou se portent encore, au voisinage de Pompidou ou de la Cité.

 

Ne pas renoncer à l’idée d’une politique des arts et de la culture, considérer les progrès incontestables qu’elle a fait, mais dans le même temps, ne pas cesser d’analyser et de critiquer les lieux où cette politique a su s’incarner. Dans le paysage culturel français, deux établissements, célébrés récemment, peuvent offrir ce genre d’appui : le Centre Pompidou et la Cité des sciences et de l’industrie. De prime abord, tous les deux apparaissent de façon ambivalente, avec à la fois un attachement et une sorte de condamnation, l’un et l’autre étant souvent perçus comme central dans les problèmes que traversent et la diffusion de l’art contemporain et la diffusion de la culture scientifique. Pompidou et la Cité occupent ainsi une position étrange, d’un côté ils semblent déterminants et de l’autre leur rôle est assez mal défini. Pour certains observateurs, ce paradoxe viendrait du constat suivant : il n’y a pas de raison que la collectivité soit spontanément d’accord pour dire ce qu’il en est de Pompidou et de la Cité ou sur la manière dont l’un et l’autre doivent établir une relation avec leur champ respectif : l’art ou la culture scientifique.

 

Cette idée de séminaire entretient-elle un lien avec l’idée de déception ? Pas forcément, même s’il est possible d’espérer quelque chose en cette déception. Car, qu’est-ce qu’une déception ? Cela pousse au moins à se demander pourquoi on attendait, pourquoi on attendait ceci ou cela, de ceci ou de cela. C’est toujours la meilleure incitation aux questions et aux réflexions. Pourquoi attend-on une institution, un musée ou une Cité, là où on explique qu’il s’agit aussi d’autre chose, au sujet de l’art, de la culture, des sciences ? Pourquoi a-t-on cru, et continue-t-on de croire, que des établissements comme Pompidou et la Cité sont les conséquences d’un certain savoir sur l’art ou la culture scientifique ?  Parmi les réponses possibles il y aurait celle-ci : nous ne pouvons pas fabriquer de l’art, contemporain et moderne, ou de la culture scientifique et technique, sans inventer les institutions qui vont avec. Nous savons pourtant, d’une certaine façon, qu’il s’agit-là de fictions. Et ces fictions, nous en avons besoin pour donner un sens à ce qui se passe. Concernant justement ce qui se passe à Pompidou et à la Cité, comment aborder ces deux institutions ? Plusieurs approches sont concevables. On pourrait envisager de « débarquer » en toute innocence, avec l’idée de reprendre ce qui fait le quotidien de Pompidou et de la Cité, en tentant de rester le plus fidèle possible à ce qu’ils sont. On pourrait aussi poser des questions d’ordre générale, invoquer par exemple l’aspect international, pour voir comment les deux instituions se déplacent sur cet axe. On pourrait également prendre de la distance, situer les deux établissements dans un contexte culturel plus large et décrire leurs positions respectives. On pourrait enfin les observer à partir de ce que chacun dit de son « objet » : l’art pour Pompidou, les sciences pour la Cité. Ni trop près, ni trop loin, ni adhésion, ni indifférence, en quelque sorte. Mais ce séminaire voudrait aussi s’équiper d’une navigation à hauteur d’usagers, des usagers que nous sommes aussi, sans toutefois s’autoriser à les représenter tous et encore moins en supposant qu’ils ont tous les mêmes attentes. De ce point de vue, il s’agirait de partir des relations multiples, actives et spéculatives que chacun des invités entretient avec Pompidou ou la Cité, voire avec d’autres établissements ; autant de relations qui pourraient nous aider à faire exister différemment Pompidou et la Cité. Dès lors, la question de savoir ce qu’il en est de ces deux institutions ne serait plus une question à poser simplement à Pompidou et à la Cité, mais une question que l’on se poserait à nous-mêmes : que souhaitons-nous qu’elles soient pour nous ? Qu’avons-nous à dire de ces deux institutions et que disent-elles de nous ?
A ceux, enfin, intéressés par notre démarche, mais qui verraient dans l’idée de croiser le cas « Pompidou » et le cas « Cité des sciences » davantage de problèmes que de solutions, on aimerait répondre là encore par un légitime problème de distance. Il nous a semblé utile de constituer, par cette sorte d’expérience, quelque chose comme une distance par rapport à ces deux musées. On suppose que ce regard croisé pourrait nous inciter à penser Pompidou et la Cité comme s’ils pouvaient être autres qu’ils ne sont : partir de l’un pour aller vers l’autre ;  parler de l’un et de l’autre ; comparer l’un avec l’autre ; définissent autant de trajectoires capables de remettre en question la part de « nécessité » que les deux musées ont nécessairement accumulée au fil des ans.

 

Tentons de conclure en reprenant le titre de ce texte : vers quoi toutes ces contemplations à venir ? A dire vrai, nous ne le savons pas réellement. Car il est possible, voire probable, que les questions que l’on souhaite poser ne soient pas de l’ordre d’un savoir, ce qui ne veut pas dire qu’il faille, en la matière, renoncer à du savoir et se résigner. Il existe des responsabilités qui, pour donner lieu à des décisions et à des événements, ne doivent pas « suivre » le savoir, découler du savoir comme des conséquences ou des effets. Autrement dit, Pompidou et la Cité, n’ont sûrement rien à gagner à devenir un programme pour lequel on se conduirait, au mieux, comme des missiles « intelligents ». Les responsabilités, qui déterminent et détermineront le « où ça va » de ces deux établissements devront peut être rester hétérogènes à l’ordre du savoir et peut être même à beaucoup des concepts sur lesquels on a construit l’idée de responsabilité ou de décision. C’est l’une des raisons pour laquelle, face à ce côté « singulier » du Centre Pompidou et de la Cité des sciences, nous vous convions à un séminaire que l’on espère inventif, ouvert et libre. Cela ne signifie pas qu’il sera dépourvu de méthodes, bien au contraire, il est animé par l’idée de les déborder mais sans assurance ni certitude. D’où ce caractère double, à la fois contradictoire et conflictuel.


Band on the run

Marc Boissonnade

Band on the run

Est-ce une sorte de tourment qui nous a fait partir ensemble ? Quand on a abordé ce voyage, attiré par ce déplacement, je ne le savais pas et par chance je ne le sais toujours pas. C’est ce qui m’autorise, après coup, à en reprendre certains aspects. Qu’en est-il d’abord de cette expression « marcher à Fukushima » qui, à elle seule semble tenir ou détenir son secret ? Une fois prononcé, tout semble dit, sans qu’on sache ce qui est à dire.

En octobre 2016, j’ai séjourné pendant une semaine à 60 km environ de la centrale endommagée de Fukushima. Durant cette courte période, j’ai participé activement à un terrain que je dirai « simultané », entendons par-là une activité de déplacement qui superpose, au sein même de son mouvement, des lignes de travail distinctes, capables, une fois organisées et harmonieuses, de mettre en valeur et de capter le contenu réel, imaginaire ou symbolique des lieux parcourus. Dans mon cas, ce sont 5, 6, jusqu’à 10 personnes, chacune suivant sa propre ligne d’activité, qui ont marché ensemble, avec le sentiment de bénéficier, jour après jour, d’une expression puissante et bien supérieure à l’observation individuelle. Ce premier « simultané », nous l’avons conçu dans nos bureaux de Montreuil. En grande partie, il est sorti de notre imagination. Ce dont je me souviens, c’est d’une formulation assez trébuchante, débuté sous la forme d’une balade, puis d’une marche, puis sous l’aspect d’un terrain que j’appelle aujourd’hui simultané. Cela a débouché sur la fabrication d’un pré programme relativement précis s’accompagnant d’outils d’observation assez spécifiques. Ceci étant, tout n’a pas été « fabriqué » par nous en amont, quelques aspects, mal esquissés à Montreuil ou laissés en suspens, finalement réintégrés au Japon sont « devenus », par la force des choses, de nouveaux terrains. A titre d’exemple, il a fallu qu’un club local de Canöe-kayak soit disponible pour donner vie à un projet d’observation « au fil de l’eau ». Au final, si l’on a pris soin de modeler des outils à Montreuil, en essayant de les rapprocher le plus possible du projet que l’on s’était fixé, on s’est également permis, une fois sur place, de raccorder des éléments déjà existants à des usages prévus par l’initiative. Pour qualifier ce que je raconte, les « professionnels du terrain » parlent le plus souvent d’étapes successives, alternant des principes de cooptation et de construction.

 

Le terrain réalisé en octobre 2016, tel qu’il s’est dessiné pour moi, doit être fortement distingué de son exposé, terme que j’emploie pour désigner le terrain tel qu’il se manifeste auprès d’un auditeur à qui j’en fais le récit. J’ai même tendance à penser que personne ne pourra jamais entrer directement dans « mon » terrain, même si un compte rendu minutieux pouvait permettre d’imaginer ce à quoi il ressemble. Ni même les autres participants, présents à mes côtés durant ce séjour au Japon, étant donné qu’aucun de nous n’a pu détacher sa conscience de sa propre activité, celle-ci étant toujours immergée dans « son » propre espace et dès lors incapable de pouvoir comprendre le terrain en lui-même. Ce terrain d’octobre 2016, pour ainsi dire, entendu dans son ensemble, n’existe donc pas. En tout cas pour moi. En revanche, et que l’on me pardonne par avance cette formulation maladroite, quelque chose a bien dû exister pour moi, et pour nous, là-bas, compte tenu de la situation. Sophie, Mélanie, Patricia, Stéphane, Yoann, Marc, et aussi Gaspard, Sylvie, Oussouby, Keiichi, par le simple fait d’avoir été ensemble, au même moment, dans un même lieu, ces personnes ont bien dû conférer à ce lieu, ou à une partie de celui-ci, une qualité ou une fonction particulière ? Il a bien fallu que chaque lieu parcouru par nous fasse une place différente à chacun afin que nous puissions y loger soit un terrain d’enquête, soit un paysage, soit une randonnée soit un espace d’échanges ? Cette sorte de « là où c‘était plusieurs » m’était déjà apparu dans cet autre souvenir : quand un lieu faisait l’objet de mesures par certains d’entre nous, en particulier grâce aux compteurs dont ils disposaient pour estimer la présence de radiation, ce lieu devenait pour eux une importante source d’informations, mais pour d’autres, en l’occurrence ceux qui ne mesuraient pas ou rien (ce qui a été mon cas durant ce séjour), ce même lieu était ou restait quelque chose avant tout de vivant, d’effrayant, de beau, etc.

 

Malgré des préparatifs assez long, cette idée de séjour collectif au Japon - balade, marche, terrain simultané - peu importe son qualificatif, n’a jamais été une évidence pour tous les participants. A commencer par moi. Cette démarche avait de quoi : des pratiques variées (anthropologiques, esthétiques, philosophiques, culturelles), qui demandent d’habitude un certain « confort » pour pouvoir s’exprimer, allaient faire l’objet d’un métissage délibéré et qui plus est en situation de « terrain », un autre terme qui n’avait, là encore, rien d’évident pour certains d’entre nous. Plus de six mois après, chacun vous dira à sa façon qu’on s’en est sorti, et plutôt bien, surtout si l’on en juge par le fait que nous sommes sur le point de repartir en octobre 2017. L’expérience est sans aucun doute passée par là. Elle a montré que chacun était finalement parvenu à un niveau égal, du moins face à l’idée de terrain et face à celle de marche ; tout le monde, et surtout moi, a semble-t-il acquis durant ce séjour d’octobre 2016, prolongé par des discussions depuis notre retour, un niveau à peu près semblable en matière de ressenti (je n’ai pas d’autre mot). Cela étant, nombres de questions demeurent, et comment s’en étonner. Mais elles sont traitées par nous d’une façon plus douce, plus fine. C’est le cas, par exemple, de la toujours délicate question des identités, des différences et donc des limites qui sépareraient nos pratiques respectives ; désormais, on fait circuler ce problème uniquement de proche en proche, je dirais d’individu à individu (notre attitude précédente, incitant chacun à sortir de son « local », n’avait obtenu que des réponses décevantes compte tenu de son sens trop général). On le sait maintenant un peu mieux, il faut se méfier des barrières, surtout au moment où l’on expérimente. Notre seconde « marche à Fukushima », il faudra la vivre, dans un certain laisser faire, sans obligation, autrement dit « sans projet », à la manière de « Call it anything », cette formule, à la fois drôle et porteuse, qui semble conférer à tout ce qu’elle abrite une forme qui ne se laisse pas saisir, qui n’est pas appelée à se répéter, à s’installer, fût-ce à travers un programme par lequel on simule un objectif, une intention. En octobre prochain, il nous faudra à nouveau laisser se manifester la possibilité d’être ensemble, en dehors de tout intérêt utilitaire ; chacun aura quelque chose à dire à partir de Fukushima, parfois à faire ; quoi donc ? Cela importe peu.

Band on the run texte

Cloche

Pierre Charpin

Nommé Créateur de l'année 2017, Pierre Charpin expose sur son stand au Salon Maison & Objet, la cloche réalisée avec F93 dans le cadre du projet Mirages.

Photos: PIERRE ANTOINE

Cloche
Cloche

Nachinsel

Nicolas Moulin

Réalisée dans le cadre du projet Mirages, l’œuvre de Nicolas Moulin vient de rejoindre le parc de sculptures de l’espace d’art contemporain de l’Ecole HEC Paris. 

Photos: Pierre Antoine

Nachinsel
Nachinsel
Nachinsel
Nachinsel
Nachinsel
Nachinsel