A la verticale

Depuis 2009, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis soutient « la Culture et l’Art au Collège (CAC) ». Cette démarche repose en grande partie sur la présence, en classe et pendant plusieurs semaines (40h), d’un artiste ou d’un scientifique ayant pour mission d’engager les élèves dans un processus de recherche et de création.

 

Intervenants: agronomes

 

Objectifs :
Voici une démarche dans laquelle les élèves auront à évaluer l’un des enjeux majeurs de l’agriculture du futur : nourrir toujours plus de populations mais en disposant de moins en moins de surfaces cultivables. Pour mesurer les défis d’une telle contrainte, les élèves auront à élaborer tous les aspects d’une proposition de culture dite « verticale » qui devra par la suite être mise en oeuvre dans l’enceinte du collège.

Séances en atelier :
L’absence de terre
L’intervenant explique le fonctionnement des techniques innovantes les plus utilisées : l’hydroponie, la permaculture, l’aquaponie. Durant cette phase, les élèves peuvent manipuler des échantillons techniques essentiels à ces procédés : chambre, raccords, éclairages, semis, etc. Dans un second temps, les élèves installent en classe une plantation « traditionnelle » qui servira de témoin pour comparer les processus de germination et de pousse. Une analyse en terme de rendement et de qualité de produit est également prévue.

En hauteur
La visite d’un site de culture verticale est organisée : de combien d’étages dispose la culture ? Quel est son rendement et pour quelle surface? L’installation est-elle en intérieur ou bénéficie t-elle d’ensoleillement ? Quels sont ses besoins en entretient ? Cette visite amorce le projet de la classe : recherche de l’endroit idéal puis viennent les schémas, les plans et dessins techniques. Une maquette de l’installation « type » est conçue pour être présentée au chef d’établissement.

Répondre aux besoins
Et si la classe devait répondre aux besoins alimentaires du collège ? D’une part, les élèves doivent calculer et décrire le programme complet qu’il faudrait mettre en place pour nourrir l’établissement scolaire grâce à leur installation-type. De l’autre, ils doivent assurer à petite échelle le fonctionnement réel de leur installation. Les projets sont construits puis installés dans le collège ; une importante phase de suivi est alors imaginé par les élèves : irrigation, éclairage, température, nutrition.

 

Dessins: JACQUES FLORET

A la verticale
A la verticale
A la verticale
A la verticale
A la verticale