Au passage des ondes

Depuis 2009, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis soutient « la Culture et l’Art au Collège (CAC) ». Cette démarche repose en grande partie sur la présence, en classe et pendant plusieurs semaines (40h), d’un artiste ou d’un scientifique ayant pour mission d’engager les élèves dans un processus de recherche et de création.

Intervenant-e-s:
physicien-ne-S

Chargé de projet:
mathieu marion

 

Objectifs:
Des catastrophes spécifiques, issues des recherches des intervenants sont choisies en amont. À partir de ces exemples concrets, qui accompagneront les classes tout au long de leur parcours, les élèves apprendront les usages en matière de modélisation, de simulation et de paramétrage, qui permettent à la science de comprendre les catastrophes et d’atténuer leurs conséquences.

Les forces en jeu
Chaque physicien propose une exploration de son domaine de recherche ; selon les cas : « éruptions volcaniques », « inondations », « séismes », « tsunamis » et présente les enjeux de ses études : pourquoi et comment prévenir une catastrophe ? Comment la mesurer, s’y préparer ? Ensuite, les élèves auront à analyser avec leur intervenant un corpus de documents se rapportant à leur événement : vidéos, cartes, graphiques, analyses géologiques, satellitaires etc. Toutes les informations sont consignées dans leur carnet de laboratoire.

Effets remarquables
Dorénavant davantage familière des procédures et du sens qu’elles possèdent pour un physicien, chaque classe s’engage dans un travail d’expérimentation autour de “sa” catastrophe. Il s’agit d'apprendre à en modéliser les principaux paramètres (temps, espace, forces) : simuler les mêmes reliefs côtiers et sous-marin, les effets de pente, la hauteur de vague, les types de fissures, etc. Grâce à des maquettes et à des logiciels, les classes doivent ensuite rejouer le déroulement de la catastrophe en prenant soin de faire jouer et varier les différentes configurations.

Principe de précaution
Durant cette dernière séquence, les élèves doivent approcher la notion de risque, qui prend tout son sens lorsque l'événement violent rencontre les populations humaines. La chronologie de la catastrophe est ici reprise et analysée : quand et comment a t-elle été détectée ? Pour quel bilan ? La classe est invitée à expérimenter différents moyens de protection des populations : résistance des bâtiments, utilisation des barrages ou des digues, procédures d’alerte et d’évacuation. Des tests sont ensuite réalisés, avec et sans ces systèmes de protection ; les élèves formulent les différents constats obtenus.

LE COURS DES CHOSES

Avec la période de confinement, les démarches initiées en collège ont connu quelques changements, également quelques aménagements et surprises. Le moment est venu de présenter ce qui a été finalisé par les élèves, les enseignants et les intervenants. Cet espace de diffusion rapporte nombre de témoignages visuels, sous des formats à la fois fixes et animés, et invite les visiteurs à une découverte différenciée : en cela par projet identifié ou d’une manière plus aléatoire.