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Depuis 2009, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis soutient « la Culture et l’Art au Collège (CAC) ». Cette démarche repose en grande partie sur la présence, en classe et pendant plusieurs semaines (40h), d’un artiste ou d’un scientifique ayant pour mission d’engager les élèves dans un processus de recherche et de création.

 

Intervenant-e-s:
Géologues, écologues, naturalistes

Chargé de projet:
Mathieu Marion

 

Objectifs:
Cette démarche propose aux élèves de faire l’expérience d’une diversité, à la fois vivante et physique, à travers l’étude du site de la Forêt de Fontainebleau. En classe et sur le terrain, les élèves vont partir à la découverte d’un écosystème remarquable, des profondeurs du grès à la cime des arbres, de la formation des plâtrières à la présence des lichens et de la faune locale.

La « mer de Fontainebleau »
Quelles conditions climatiques et quels phénomènes sont à l’origine du massif de Fontainebleau et de la nature de ses grès ? Avec le.la géologue, la classe décortique d’abord les mécanismes qui ont façonné ce site singulier à travers les âges et se familiarise avec les termes géologiques qui permettent de le décrire précisément : roche détritique, platières, chaos, rides… Les élèves se rendent ensuite sur place, dans la forêt des Trois-Pignons où se trouvent les « sables du cul du chien » et le « bloc du Bilboquet », et se livrent à une lecture de paysage en repérant les indices apparents de l’érosion subie par ces roches sédimentaires autrefois englouties sous la mer. C’est l’occasion de procéder à des carottages qui sont étudiés au microscope par le groupe lors de son retour en classe. A cette échelle, l’observation des échantillons prélevés révèle la brillance des cristaux de quartz qui composent le grès et renseigne sur sa structure cimentaire.

Une biocénose à explorer
Avec l’écologue, les élèves découvrent à présent la richesse de la biodiversité végétale que renferme la forêt en fonction des différents milieux qui la composent (boisements résineux, chemins sableux, zones humides, secteurs rocheux). Chênes, hêtres, champignons, lichens, lierres et fougères forment un ensemble qu’il s’agit à présent d’étudier sur place afin de comprendre comment ils sont connectés. Ces interdépendances sont ensuite replacées dans le contexte plus large des relations qu’ils entretiennent avec la faune locale dont l’intervenant.e propose un premier inventaire avant de partir à leur rencontre avec la classe. En forêt, le groupe relève les indices de la présence des rongeurs et de leur habitat, écoute et enregistre quelques-unes des deux cent espèces d’oiseaux qui y vivent et observe le comportement des batraciens qui peuplent les zones humides, dessinant les contours d’une biocénose riche et fragile.

 

Photos: PIERRE ANTOINE / STÉPHANE SAUTOUR

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LE COURS DES CHOSES

Avec la période de confinement, les démarches initiées en collège ont connu quelques changements, également quelques aménagements et surprises. Le moment est venu de présenter ce qui a été finalisé par les élèves, les enseignants et les intervenants. Cet espace de diffusion rapporte nombre de témoignages visuels, sous des formats à la fois fixes et animés, et invite les visiteurs à une découverte différenciée : en cela par projet identifié ou d’une manière plus aléatoire.