Ultra-sons

Depuis 2009, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis soutient « la Culture et l’Art au Collège (CAC) ». Cette démarche repose en grande partie sur la présence, en classe et pendant plusieurs semaines (40h), d’un artiste ou d’un scientifique ayant pour mission d’engager les élèves dans un processus de recherche et de création.

 

Intervenant-e-s:
archÉologues

Chargée de projet:
Mariette Gaillard

 

Objectifs:
Cette démarche place les élèves au contact d’une forme méconnue d’archéologie qui ambitionne d’étudier le passé d’un site en favorisant la recherche des sons qui le constituaient au quotidien. L’atelier vise à montrer aux élèves que des indices différents, au départ « muets », peuvent être rassemblés pour donner lieu à la réalisation d’un paysage sonore conçu comme un outil de connaissance.

Qu’entendait-on ici, avant ?
La classe est invitée à découvrir un lieu et une époque sur lesquels elle va travailler : un logement des années 50, un canal du 19ème siècle... A l’aide d’exemples de réalisations, l’historienne décrit le rôle des sources et la nature des outils qui seront utilisés et présente les caractéristiques principales du site retenu. Armés ensuite d’une question - qu’entendait-on ici, avant ? - les élèves se lancent dans la lecture d’archives de différentes natures (iconographies, témoignages…). Ils apprennent à repérer les indices sonores qui s’y trouvent puis en dressent la liste la plus complète possible.

Collecte de sons
Avec l’aide de la seconde intervenante, spécialisée dans la captation des sons, la classe identifie les lieux où les indices sonores présents dans les sources peuvent être retrouvés et enregistrés aujourd’hui. Une fois ces terrains repérés, la classe entame le travail d’enregistrement en privilégiant les situations qui permettent de se retrouver au plus près des sons du passé. En classe, les élèves trient et classent les sons dont ils disposent selon les catégories sur lesquelles ils nous renseignent (les acoustiques, les métiers, les habitudes…). A l’issue de cette phase, la classe dispose d’une véritable sonothèque.

« Mille-feuilles » sonore 
Le temps est venu de reconstituer un paysage sonore possible. Au vu des éléments présents dans la sonothèque, élèves et intervenants définissent, parmi plusieurs scénarios crédibles, celui pour lequel ils ont le plus de matériau. Une première trame est montée : elle s’appuie sur les sons dominants du lieu, puis se voit enrichie d’autres sonorités. La classe donne naissance à un « mille-feuilles » articulant les différentes catégories de sons collectés ; chaque fois, des allers et retours se font entre le montage et les archives de départ. Vient ensuite la mise en son finale au cours de laquelle le paysage sonore est définitivement constitué.

 

Photos: PIERRE ANTOINE / STÉPHANE SAUTOUR

ultra-sons
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LE COURS DES CHOSES

Avec la période de confinement, les démarches initiées en collège ont connu quelques changements, également quelques aménagements et surprises. Le moment est venu de présenter ce qui a été finalisé par les élèves, les enseignants et les intervenants. Cet espace de diffusion rapporte nombre de témoignages visuels, sous des formats à la fois fixes et animés, et invite les visiteurs à une découverte différenciée : en cela par projet identifié ou d’une manière plus aléatoire.