Le métier de modèle

Depuis 2009, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis soutient « la Culture et l’Art au Collège (CAC) ». Cette démarche repose en grande partie sur la présence, en classe et pendant plusieurs semaines (40h), d’un artiste ou d’un scientifique ayant pour mission d’engager les élèves dans un processus de recherche et de création.

 

Intervenant-e-s:
VIROLOGUES

Chargée de projet:
FLORISE PAGÈS

 

Objectifs:
Les élèves sont d’abord projetés dans le phénomène « épidémie » : pour quelles raisons une maladie a-t-elle émergé́, en tel lieu et à tel moment, comment s’est-elle diffusée ? Avec des logiciels de modélisation, il s’agit ensuite de concevoir des hypothèses tangibles de virus, puis d’en visualiser la circulation en jouant d’une série de paramètres. 

VIH, SRASS…
L’intervenant définit le cadre historique de l’épidémiologie par le biais de textes et cas tel que le Choléra à Londres, associé au célèbre John Snow. C’est l’occasion de dresser le portrait d’une épidémie, depuis ses mécanismes au sein de la cellule, jusqu’à sa transmission géographique et de lister ce qui peut être à son origine (bactérie, virus, champignons…), ses principes de multiplications, la réaction des tissus et cellules infectés pour éliminer ces agents pathogènes etc, de faire le point sur ce que l’on sait / ne sait pas.

Situations tangibles
A partir de cette grammaire, les élèves inventent leurs épidémies, les nomment, jouent sur les écarts (pays, férocité du virus…), soulèvent des questions et hypothèses qui balisent l’avancée du scénario en s’appuyant sur des données et des antécédents. Quelle origine (est-elle arrivée par un avion, par un aliment, un animal) ? Quel foyer (un port, un supermarché…) ? Quels modes de transmissions et vecteurs (moustique, voie aérienne, liquides biologiques…) ? Quelles stratégies (mutation, réplication, anticorps…) ? Quel degré de contagion ? Ils consignent leurs récits par écrit.

J+1, J+2, J+3…
À ce stade, l’intervenant propose des séances sur un logiciel de modélisation reprenant les contextes établis : les élèves manipulent des paramètres (vitesse de transmission d’un individu à un autre, temps à se rétablir et à contaminer les autres, simulation des naissances et des décès…) pour comprendre la diversité de situations à l’œuvre. Divers scénarii sont visualisés puis interprétés avec l’aide de l’intervenant. La classe accumule des schémas et descriptifs ainsi que des éléments multi média (cartes légendées, outils interactifs).

Décisions politiques
La classe se penche sur le rôle des humains : à quel moment et par quels moyens va-t-on tenter de prévenir l’infection (distribution d’eau potable, préservatifs, gestes barrières, …) ?  Quels effets ont la mondialisation et nos comportements sur cette épidémie ? A-t-on des solutions pour la bloquer (vaccin, traitements, dépistage…) ? Ces scénarii repassent par le logiciel pour rendre visibles les évolutions quand l’homme intervient. Au final, la classe obtient une vision globale des facteurs de l’évolution de maladies infectieuses à l’échelle des populations.

 

Photos: Ces images sont issues d'une série débutée en 2016 par le photographe NICOLAS SILBERFADEN lors de ses marches en remontant les bords de Seine.

Le métier de modèle
Le métier de modèle
Le métier de modèle
Le métier de modèle

LE COURS DES CHOSES

Avec la période de confinement, les démarches initiées en collège ont connu quelques changements, également quelques aménagements et surprises. Le moment est venu de présenter ce qui a été finalisé par les élèves, les enseignants et les intervenants. Cet espace de diffusion rapporte nombre de témoignages visuels, sous des formats à la fois fixes et animés, et invite les visiteurs à une découverte différenciée : en cela par projet identifié ou d’une manière plus aléatoire.