Ce qui arrive: à la frontière de soi

Depuis 2009, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis soutient « la Culture et l’Art au Collège (CAC) ». Cette démarche repose en grande partie sur la présence, en classe et pendant plusieurs semaines (40h), d’un artiste ou d’un scientifique ayant pour mission d’engager les élèves dans un processus de recherche et de création.

 

Intervenant-e-s:
Cinéastes

Chargé de projet:
Mathieu MArion

 

Objectifs:
C’est un projet a pour première question : comment fabrique- t-on un récit ou une histoire avec ce que l’on appelle le réel ? Ce projet demande aux élèves de se placer face à ce que l’on pourrait nommer « l’hospitalité » : que signifie laisser venir quelqu’un ici (ou chez soi) ? Et qui ?. Pour les classes, il s’agit d’imaginer cet inconnu et de s’adresser à lui ou à elle en images et en sons.

Atelier:
Vous avez dit documentaire ?
L’atelier débute par une présentation « sensible » du cinéma documentaire : l’intervenant présente les raisons pour lesquelles il en a fait son métier et sa passion. A l’aide de ses propres créations et d’extraits provenant d’autres auteurs, il s’agit de conduire les élèves parmi une série de questions : la différence entre documentaire et fiction, la diversité des moyens pour montrer la réalité, les principes d’écritures, etc.

Les termes du débat
Lors de cette phase, il est question de faire réfléchir la classe sur le sens de l’hospitalité : comment l’appréhender individuellement et comment la penser à l’échelle d’une classe ? Pour nourrir les échanges, les élèves et l’intervenant commencent par commenter des ressources sélectionnées., on se concerte sur des actualités, des réflexions historiques, des témoignages personnels, également à partir de créations d’auteurs - films, photographies, ou avec des documents plus anonymes. Quelle vision se dégage de ce matériel, quels problèmes semblent plus présents et quels sont ceux qui nourrissent toutes les attentions ? Les flux migratoires ? la question du vivre ensemble, l’attention à l’autre, ou l’absence de bienveillance ?  Les élèves sélectionnent les situations qui les touchent le plus et doivent maintenant envisager une forme de réponse.
 

L’inconnu, l’étranger, l’autre
Que dire à celui ou celle qu’il faudrait un jour recevoir chez moi, dans mon pays ? Ou bien à celles et à ceux qui aurait à m’accueillir ? Les élèves et le cinéaste doivent concevoir une réponse comme s’il s’agissait d’une lettre : on s’adresse à quelqu’un, en tant qu’il est ou que nous sommes « l’exilé, le déraciné, le déplacé». Ce geste est à concevoir en sons et en images, en reprenant les codes du cinéma documentaire : montrer et restituer quelque chose d’important, « tiré de faits réels ».

 

Collèges:
- Théodore Monod, Gagny
- Federico Garcia Lorca, Saint-Denis
- Gustave Courbet, Pierrefitte-sur-Seine
- Roger Martin du Gard, Epinay-sur-Seine
- Simone Veil, Aulnay-sous-bois

 

Photos: DAMIEN DELDICQUE, JÉRÔME AUBRY & ALEXANDRE SCHUBNEL, LABORATOIRE DE GÉOLOGIE DE L’ENS PARIS. 

Ce qui arrive: à la frontière de soi
Ce qui arrive: à la frontière de soi
Ce qui arrive: à la frontière de soi
Ce qui arrive: à la frontière de soi