Partage sensible

Depuis 2009, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis soutient « la Culture et l’Art au Collège (CAC) ». Cette démarche repose en grande partie sur la présence, en classe et pendant plusieurs semaines (40h), d’un artiste ou d’un scientifique ayant pour mission d’engager les élèves dans un processus de recherche et de création. 

 

Intervenants: Maïté Verdol, Ismaël Vacheron/ doctorants en géographie, Wilfried Serisier/ doctorant à l’institut français de géopolitique, Paris VIII

Chargée de projet: Anna Mezey

 

Objectifs:
Dans quel état se trouvent Paris et sa banlieue et qu’en est-il plus précisément du périphérique comme symbole de cette « séparation » ? En partant certaines des méthodes d’observation utilisées en géographie et en morphologie urbaines, le parcours « P artage sensible » vise à comprendre l’organisation de l’espace aux abords du périphérique et ses conséquences sur la perception qu’en ont les citadins. Il est ici question d’arpenter, pour enquêter, et surtout de relever des indices pour comprendre.

Séances en atelier:
Géographe, c’est quoi ?
A ccompagnée par son intervenant, chaque classe exprime librement ce que lui évoque la banlieue, Paris, et cette curieuse ceinture appelée « Boulevard périphérique ». En parallèle et à travers des exemples fournis par l’intervenant, les élèves s’initient à la lecture de cartes, à l’interprétation de photos aériennes, et à la navigation sur « Google Earth ». Le chercheur amène enfin les élèves à interroger la notion de « Porte de Paris »

Choisir sa Porte
Chaque classe doit envisager le terrain comme une enquête ancrée dans un espace défini. En fonction de la localisation du collège, chaque classe désigne alors une « porte » qu’elle doit étudier de plus près (Porte de Saint-Ouen, Porte de Pantin, Porte de Bagnolet). Réalisation de guide d’enquête (questionnaire, grilles d’observation).

​Faire parler un terrain
Selon un quadrillage du terrain établi antérieurement, les groupes d’élèves sont répartis par zones. Chaque équipe mène un travail d’observation précis (relève de données, croquis, notes, photographies).
Les élèves interrogent également les habitants rencontrés sur le terrain afin de mieux comprendre comment les gens « vivent » ce territoire.

Silhouette urbaine
De retour en classe, les élèves discutent et analysent les données accumulées. A partir des conclusions tirées des enquêtes de terrain sur la silhouette urbaine, l’intervenant reprend les question initiales : Qu’est-ce donc que le périphérique ? Quelles sont les relations entre Paris et la banlieue ?

Restitution:
Sur les principes de « Google-maps », F93 a ouvert un site Internet intitulé « U ne frontière ordinaire ». Un ensemble dynamique de photos, de diagrammes et de textes permet de voir le périphérique à travers le regard d’élèves de la Seine-Saint-Denis (www.frontiere-ordinaire.fr).

 

Sorties (sélection):
- INSTITUT NATIONAL DE L’INFORMATION GÉOGRAPHIQUE ET FORESTIÈRE : DÉCOUVERTE DE CARTES, DE PHOTOGRAPHIES AÉRIENNES, D’INSTRUMENTS DE MESURES, ETC.
- PAVILLON DE L’ARSENAL : VISITE GUIDÉE DE L’EXPOSITION PERMANENTE « P ARIS, LA MÉTROPOLE ET SES PROJETS ».

Collèges:
- Collège Langevin-Wallon, Rosny-sous-Bois
- Classe relais du collège Jules-Michelet, Saint-Ouen
- Collège Antoine-Laurent-de-Lavoisier SEGPA , Pantin