Calculs sonores

Depuis 2009, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis soutient « la Culture et l’Art au Collège (CAC) ». Cette démarche repose en grande partie sur la présence, en classe et pendant plusieurs semaines (40h), d’un artiste ou d’un scientifique ayant pour mission d’engager les élèves dans un processus de recherche et de création. 

 

Intervenants: Jérôme Poret/ musicien, Fabrice Guédy/ chef d’orchestre - musiciens, Sébastien Gaxie/ compositeur, musicien, Deborah Walker/ musicienne

Chargé de projet: Stéphane Coulaud

 

Objectifs:
En aidant les élèves à manipuler des opérations mathématiques connues ou inconnues d’eux-mêmes, de manière à ce qu’ils puissent calculer toutes les sortes de volumes, surfaces, trajectoires, etc., disponibles dans l’école, « Calculs sonores » propose aux classes participantes de fabriquer un étonnant recueil de données qui nourrira par la suite les paramètres d’une composition sonore et musicale. Par le caractère abstrait propre aux deux disciplines, les mathématiques entretiennent avec la musique des rapports étroits que des auteurs, comme Pythagore, avaient théorisés : numérologie des intervalles, notation, règles d'harmonie ou de contrepoint, etc. sont quelques-uns des liens naturels. Cet atelier se propose de mettre en son le volume d’une classe, sa superficie à l’aide de calculs que les élèves devront apprendre à manipuler…

Séances en atelier:
L’atelier est construit autour de la figure de Pythagore et plus particulièrement sur les rapports entre musique et mathématique. Pour élargir le propos, l’intervenant, à chaque début de séance, introduisait la séquence par l’écoute d’une œuvre d’un compositeur (par ex. « Babbitt » de Yanis Xenakis) pour lequel des principes algébriques, mathématiques et cybernétiques avaient été une source d’inspiration.

Grain de son
Une première séquence a consisté en la prise de conscience et surtout la mise en évidence de la matérialité physique du son. Pour cela, des supports usuels (papier, plastique, carton) ont été pris au hasard, les sons produits ont été enregistrés, puis interprétés et utilisés comme la matière première d’une composition musicale à partir des principes de la gamme de Pythagore.

Son au carré
Lors d’une phase qui constituait le cœur du projet, les élèves ont eux-mêmes sélectionné des objets « sonnants » en fonction de leur forme, comme des parallélépipèdes- rectangles ou carrés- des sphères, des tétraèdres et des pyramides. De ces formes, les élèves, à la suite de calculs, ont tiré des sons. Ces sons ont ensuite été, à leur tour, interprétés et synthétisés à fin de créer une composition musicale originale. Composition d’autant plus originale qu’aucun instrument à vocation musicale n’a été utilisé, puisque seules les propriétés géométriques ont guidé le choix des objets.
Lors d’une dernière phase, les compositions sonores ont été montées et postsynchronisées en prévision de la restitution de chaque parcours.

Montrer:
Les différentes pièces musicales créées par les classes (« Musique à compter », « Suite pythagoricienne », etc.) ont été montées à des fins de diffusion collective dans chaque établissement participant. Leur diffusion pendant le mois de juin a été assurée grâce à un dispositif d’écoute imaginé par F93.

 

Sorties (sélection):
- EXPOSITION EUROPUNK, CITÉ DE LA MUSIQUE, PARIS
- « CÉLESTE, MA PLANÈTE » DE SÉBASTIEN GAXIE, ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE, PARIS
- EXPOSITION « LES COULEURS DE LA VOIX », CITÉ DE LA MUSIQUE

Collèges:
- Classe de 6e du collège Édouard-Herriot, Livry-Gargan
- Classe de 5e Segpa du collège Rosa-Luxembourg, Aubervilliers
- Classe de 5e du collège Cotton, Le Blanc-Mesnil
- Classe de 4e du collège Sémard, Drancy
- Classe de 4e du collège Jaurès, Villepinte